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Affichage des articles associés au libellé écologie

Jusqu’ici tout va bien.

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           Dans « 1984 » George Orwell avait magistralement illustré une utilisation dénaturée du langage pour imposer une vision totalitaire du monde. Dans la novlangue orwellienne ( newspeak ), la langue est appauvrie, corrompue et  in fine  littéralement retournée et l’on peut affirmer « War is peace . Freedom is slavery. Ignorance is strength » (La guerre c’est la paix. La liberté c’est l’esclavage. L’ignorance c’est la liberté »).  Sans aller aussi loin que dans « 1984 », dans nos sociétés occidentales contemporaines, les champs politiques et économiques ont aussi été contaminés par une novlangue qui vide les mots de leur sens. Le premier objectif poursuivi est celui d’une euphémisation du réel. Il s’agit d’adoucir, d’édulcorer, de rendre inoffensif ce qui pourrait heurter, faire mal. Il y’a sans doute une visée quasi magique dans le processus, car on espère qu’en nommant mal la chose, el...

Jaune + Vert

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Lorsque le mouvement des Gilets jaunes a démarré un des aspects emblématiques de la contestation était lié à la hausse du prix des carburants. A partir de là un contresens important avait été fait sur l’ « incompatibilité » des GJ avec des revendications « écologiques ».  En effet il n’y avait aucune volonté particulière des GJ de défendre l’utilisation des énergies fossiles mais le simple constat que leur pouvoir d’achat était durement touché par cette augmentation de l’essence, qui représente pour beaucoup d’entre eux un poste de dépense important et contraint .  En fait on peut penser que la « conscience écologique » chez les GJ n’est ni plus ni moins élevée que dans le reste de la population, mais en revanche leur capacité à faire des arbitrages en faveur de solutions plus respectueuses de l’environnement (chauffage ou alimentation par exemple) est rendue plus difficile par leur appartenance majoritairement aux classes les moins ...

Collapsologie

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La dernière fois que l’on a parlé – avec un certain   succès - de fin du monde c’était en l’an 2000. Les millénaristes de tous poils promettaient notre disparition et le bug de l’an 2000 planait comme une menace cachée sur nos existences. Il ne s’est rien passé, nous sommes toujours là, et nous pouvons donc à nouveau nous livrer à cet exercice, qui nous fait à la fois frissonner et un peu sourire,   qui consiste à imaginer notre fin. Or en ce début d’année 2019 l’atmosphère générale et quelques signaux très concrets sur la dégradation très rapide (irréversible?) de notre environnement remettent le sujet au goût du jour.   Le vocable en vogue désormais est celui de «  collapsologie  ». Sa définition est la suivante : La collapsologie est « l’exercice transdisciplinaire d’étude de l’effondrement de notre civilisation industrielle et de ce qui pourrait lui succéder, en s’appuyant sur les deux modes cognitifs que sont la raison et l’intuition et sur des ...