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Télétravail(s)

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  La généralisation du télétravail aura de nombreuses conséquences, mais lesquelles exactement et pour qui ? Lors de la période du confinement des dizaines de milliers d’entreprises et des millions de salariés ont découvert le télétravail. En France un actif sur cinq aurait télétravaillé pendant cette période de l’épidémie. Depuis, on assiste un débat récurrent sur la place que va prendre, dans le futur, le télétravail dans la vie des individus et des organisations. Évidemment pendant le confinement il s’agissait d’une forme de télétravail particulière, puisqu’il était contraint, intégral (tout le temps de travail était effectué en télétravail) et provisoire (on savait que la période de confinement aurait un terme). Dans un mode plus classique on aura un télétravail choisi, partiel et pérenne – ou en tout cas sur une longue durée – et il n’aura pas les mêmes caractéristiques ni les mêmes conséquences sur les individus et les organisations. Ils et elles ...

Start (me) up !

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Tout d’abord je tiens à préciser que je voterai pour Emmanuel Macron au second tour ; cela ne sera pas de gaieté de cœur mais je le ferai sans hésitation, car entre sa candidature et celle de Marine Le Pen il y a une différence de nature. J’ai déjà évoqué sur Neotopia l’absence de nouveauté de Macron et son inscription dans ce que j’appelle le sociétal-libéralisme, qui est une orthodoxie économique combinée à un progressisme sociétal. C’est à dire un programme, pour faire simple, qui peut séduire ceux qui sont déjà les gagnants de la mondialisation ou qui pensent pouvoir l’être. Il faut noter ici que Macron a réuni au premier tour à peine 10% des Français, si on tient compte de l’abstention et des votants en sa faveur qui disent adhérer à son programme. C’est un socle extrêmement faible mais qui a suffi dans un contexte politique particulièrement favorable au fondateur d’En Marche !, et qui pose avec acuité la question de la politique qui sera   menée. Au d...

Quand le bonheur des salariés fait le profit des entreprises (1/2)

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François Hollande a fait le pari dans son quinquennat de laisser une grande part au dialogue social. C'est, on peut le dire sans grand parti pris, un échec malgré quelques avancées. C'est que les syndicats (notamment la CGT) ont une vision entre très largement marxiste du monde du travail, basée sur la lutte des classes. Pour eux, les intérêts des patrons (et actionnaires) ne peuvent jamais  être convergents. Le patronat tend à exploiter les travailleurs et à faire un maximum de plus-value sur leur dos. Dès lors, seules les luttes sociales sont à même d'arracher aux patrons des concessions, qu'il convient de préserver tel un trésor de guerre durement acquis (les fameux "acquis sociaux"). Le patronat français ne fait guère mieux : il se borne à faire du lobby auprès de l'Etat pour obtenir des charges moindres et une fiscalité plus accommodante en faisant implicitement ou explicitement un chantage à l'emploi. Ces deux forces sont devenues presque anac...