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Affichage des articles associés au libellé politique

« Un coup de dés jamais n’abolira le hasard »

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  C’est en pensant au fameux vers de Mallarmé que la question s’est imposée à moi : peut-on jouer l’avenir d’une nation et de dizaines de millions de personnes au lançant les dés ? A pile ou face ? Si la question paraît saugrenue c’est bien l’impression que donne la décision de dissolution prise par Emmanuel Macron il y a trois semaines. Une décision prise par un seul homme, conseillé apparemment par quelques personnes sans autre légitimité que leur proximité avec les Président, et qui ne semble obéir à aucune rationalité autre que celle d’une forme d’hubris. Et l’avenir de notre pays paraît effectivement bien sombre à l’orée de ce second tour des élections législatives. De façon troublante au même moment c’est la décision de Joe Biden de se représenter à l’élection présidentielle américaine qui semble relever du saut dans le vide. Joe Biden a bientôt 82 ans, sa santé est manifestement déclinante, et le débat tenu avec Donald Trump la semaine dernière semble indiquer des troubles c...

Jusqu’ici tout va bien.

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           Dans « 1984 » George Orwell avait magistralement illustré une utilisation dénaturée du langage pour imposer une vision totalitaire du monde. Dans la novlangue orwellienne ( newspeak ), la langue est appauvrie, corrompue et  in fine  littéralement retournée et l’on peut affirmer « War is peace . Freedom is slavery. Ignorance is strength » (La guerre c’est la paix. La liberté c’est l’esclavage. L’ignorance c’est la liberté »).  Sans aller aussi loin que dans « 1984 », dans nos sociétés occidentales contemporaines, les champs politiques et économiques ont aussi été contaminés par une novlangue qui vide les mots de leur sens. Le premier objectif poursuivi est celui d’une euphémisation du réel. Il s’agit d’adoucir, d’édulcorer, de rendre inoffensif ce qui pourrait heurter, faire mal. Il y’a sans doute une visée quasi magique dans le processus, car on espère qu’en nommant mal la chose, el...

L'Election Présidentielle N'aura Pas Lieu

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         Comme un symbole. Il y a quelques jours  TF1  annonçait que la soirée électorale du premier tour des présidentielles, le 10 avril, allait être écourtée au profit de la diffusion du film « Les Visiteurs ». Une des raisons avancées pour justifier ce choix était que « « les usages, les goûts et les attentes des téléspectateurs ont évolué », ce qui était une façon polie d’évoquer le désintérêt pour cette élection. Ici il faut rappeler la perte de confiance dans la politique et ceux qui la portent, qui se traduit notamment par un  taux d’abstention  aux différentes élections en croissance continue au cours des dernières décennies. Cette désaffection ou ce désamour a des causes multiples sur lesquelles nous ne reviendrons pas mais il est une tendance de fond qui concerne aussi l’élection présidentielle. On n’y croit plus et donc on n’y fait plus vraiment attention. Ce d...

Le Président et la Loi

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  Imaginons un pays démocratique d’Europe de l’Ouest par exemple, un pays qui s’affirme par ailleurs comme un État de Droit. Imaginons qu’un ancien chef de l’état du pays en question soit impliqué dans de nombreuses affaires judiciaires, certaines d’une extrême gravité comme le financement de ses campagnes électorales par une puissance étrangère, qu’il fasse l’objet de poursuites, pour certaines de ces affaires, et même qu’il ait été condamné en première instance à des peines de prison ferme dans deux procès, y compris pour des actes commis alors qu’il était en fonction.   Que se passerait-il ? On peut penser, assez logiquement, que l’individu en question se tairait, ferait « profil bas », comme on dit de façon triviale, en somme essaierait de se faire oublier. On peut penser que les hommes politiques de tous bords se réjouiraient que la justice fasse pleinement fait son travail, affirmant ainsi son indépendance et sa rigueur, et regrettera...

Le vrai faux problème de la dette publique

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  Alors que la deuxième vague épidémique semble avoir atteint son pic et que les perspectives d’un vaccin contre la Covid-19 semblent se préciser, le débat sur « l’après » et notamment « l’après économique » commence à émerger. Dans ce contexte on commence à entendre la petite musique du « il va falloir rembourser la dette », ce qui conduirait inévitablement dans l’esprit des promoteurs de la doxa économique à une pression sur les budgets des Etats et donc in fine, car c’est toujours le résultat de ces politiques, à un appauvrissement des populations. En somme, la mise en œuvre du mécanisme habituel décrit pas Naomi Klein dans la « Stratégie du Choc ».   Or le remboursement de la dette Covid est un non problème et suppose   a contrario un changement de d’approche économique! Pour aborder ce sujet il nous semble important de donner quelques chiffres. Le PIB de la France s’est élevé à 2425,7 milliards en 2019. La même année la ...

De quoi la popularité d’Emmanuel Macron est-elle le nom ?

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Ces derniers temps on voit se développer de façon assez étonnante une forme de « macronmania » ou « macronite » comme la qualifie Le Monde . Ses fans les plus pressants pousseraient même le Ministre de l’Économie à se présenter à l’élection présidentielle de 2017…  Cette popularité – en tout cas la bonne opinion qu’ont les français d’Emmanuel Macron telle qu’elle est mesurée à travers de nombreux sondages , popularité dont les médias se font par ailleurs l’écho avec une  certaine complaisance – est assez incroyable pour plusieurs raisons : tout d’abord si on juge un homme politique à l’aune de ses résultats, l’état économique déplorable du pays devrait appeler un jugement négatif et sans appel sur Emmanuel Macron, à l'instar du constat porté par de nombreux français sur le gouvernement. Ensuite ce succès (médiatique) repose notamment sur un argument totalement improbable : la nouveauté. Macron serait le porteur d'idées neuves, d'une ...

Le jour d'après

Évidemment j’aurais préféré ne jamais écrire ce billet. Mais avant toutes choses un pensée pour les victimes, leurs familles et leurs proches. Et aussi mon admiration et mon respect aux forces de police et à tous les soignants. Ce blog se veut un espace de réflexion et je pense qu’une des meilleures façons de combattre le terrorisme, la barbarie, l’horreur, c’est justement l’analyse pour comprendre et agir. Je livrerai ici quelques éléments et je renverrai à ce que j’écrivais il y a quelques mois après les attentats de janvier et dont l’actualité reste, tragiquement, vive. a)     Le risque zéro n’existe pas. Quels que soient les moyens, surveiller plusieurs centaines, voir milliers, d’apprentis djihadistes radicalisés est tout simplement impossible. Daesh – et ses alliés – dispose d’un réservoir important de candidats à la folie et des moyens matériels et financiers d’organiser, planifier et commettre des attentats. Bien sûr on peut améliorer...

Modestes et ambitieux

Nicolas Quint et moi lançons ce blog à deux voix. Neotopia. Ce qui nous réunit c’est une passion pour la chose publique, l’analyse, l’échange de points de vue et si possible la  proposition de solutions. Ce qui nous réunit c’est une vision proche de l’économie et de la politique qui doivent être des moyens au service du plus grand nombre. Ce qui nous réunit c’est une certaine nostalgie de ce qu’on pourrait qualifier de vision « humaniste » du monde. Ce qui nous réunit ce sont aussi les hasards de ce siècle où la technologie permet à des gens qui ne se connaissent pas, ne se sont jamais vus, de se découvrir, s’apprécier et de décider d’avancer ensemble. Alors, ici, un peu à l’ancienne – qui fait encore des blogs ? – nous vous proposerons nos analyses, nos commentaires, partagerons nos colères ou nos agacements, et essaierons systématiquement, et cela sera notre plus grand défi, de proposer des solutions. Alors de quoi allons-nous parler, que viendrez-...