dimanche 23 décembre 2018

Fièvre Jaune

La mobilisation des « Gilets Jaunes » (GJ) faiblit, et désormais les manifestations semblent surtout le fait de groupes d’excités où se mêlent casseurs, voyous et groupuscules extrémistes.
Ce reflux est compréhensible après plusieurs semaines de protestations et d’actions. La lassitude, l’approche des fêtes, les contraintes financières, l’engrenage des débordements et la présence de dispositifs policiers de plus en plus dissuasifs, et enfin les annonces d’Emmanuel Macron sur le pouvoir d’achat,  se conjuguent pour inciter les GJ à déserter les ronds points et les pavés.
Mais le gouvernement aurait tort de penser qu’il suffira de la « grande concertation nationale » et des mesures promises pour que tout « rentre dans l’ordre » comme il l’espère.
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La raison fondamentale pour laquelle le mouvement pourrait repartir de plus belle après la trêve de confiseurs tient à la faiblesse de la réponse apportée aux revendications exprimées. En effet les annonces gouvernementales sont partielles, inéquitables et injustes. Examinons les une par une…
L’augmentation du SMIC

La fameuse augmentation de 100 euros du SMIC promise par E Macron ne concernera manifestement pas tous les français payés au SMIC ; il est d’ailleurs quasiment impossible de savoir combien en bénéficieront notamment en raison des seuils liés au revenu du foyer et à la nécessité de faire la demande de la prime d’activité. Ce qui est certain en revanche c’est la complexité du dispositif imaginé puisqu’il a fallu plusieurs jours pour le comprendre !
In fine c’est peut être moins d’un « smicard » sur deux qui verra son pouvoir d’achat augmenter… Ici il convient d’ailleurs de noter que cette mesure est pour une large part l’anticipation de l’augmentation de la prime d’activité qui était déjà prévue entre 2019 et 2021.

La non augmentation de la CSG pour les retraités.

La CSG était passée de 6,6% à 8,3% pour les retraités en 2018.  Le gouvernement va revenir sur cette augmentation pour les retraités avec moins de 22580 euros de revenu fiscal de référence annuel pour une personne seule (pensions de retraite et revenus annexes) soit environ 2 000 euros par mois de revenus. Pour un couple, le seuil pour être exonéré est porté à 34 600 euros de revenu fiscal de référence. Cette mesure concernerait environ 3,5 millions de personnes. Ici nulle augmentation de pouvoir d’achat, mais une annulation d’une mesure qui venait l’amputer. Mais comme cette mesure a été prise en urgence elle n’a pas été préparée et il faudra attendre le mois de juillet pour qu’elle soit effective !

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Exonération des charges et de la fiscalité sur les heures supplémentaires

Ici encore il faut rappeler que l’exonération des charges salariales était déjà prévue, c’est la défiscalisation qui est l’élément nouveau.  Or pour bénéficier d’une défiscalisation il faut être fiscalisé… or seulement 43% des foyers payent l’impôt sur le revenu. Pour une majorité de français la défiscalisation ne changera donc rien. On peut même penser que la grande majorité des GJ – bien au delà de 57% - ne paye pas l’impôt sur le revenu et pour eux cette mesure ne changera donc rien.

Prime exceptionnelle défiscalisée.

Cette prime dépend d’une décision de  l’employeur et peut être versée dans la limite d’un plafond de revenus pour le salarié. Elle ne concerne pas les fonctionnaires.
Or ce sont essentiellement de très grandes entreprises qui vont la verser – notons au passage l’effet d’aubaine puisque le versement de la prime sera exonéré d’impôts et de cotisations -, c’est à dire celles au sein desquelles les salariés bénéficient déjà de conditions plus favorables que la moyenne des salariés.

Au final le seul gain réel de pouvoir d’achat sera pour environ une moitié de salariés payés au SMIC (mais ce gain correspond à une anticipation de mesures déjà prévues) et pour des salariés concentrés dans des grands groupes et déjà privilégiés.  Les  fonctionnaires et les indépendants sont les grands oubliés, et une partie de retraités reviendront simplement à la situation d’avant.

Dès lors on peut penser qu’un grand nombre de GJ, une majorité d’entre eux en fait, vont se rendre compte que les mesures annoncées ne changeront rien pour eux. En outre un certain nombre de prestations sociales (allocations familiales, pensions de retraite) ne seront pas revalorisées au 1 janvier (de façon ironique le Conseil Constitutionnel a censuré cette disposition la semaine dernière mais pas pour le budget 2019 !) entraînant de facto une baisse de pouvoir d’achat, avec une inflation autour de 2%. Tour cela ne va pas contribuer à calmer les GJ, bien au contraire. La fièvre risque de remonter.

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mercredi 25 juillet 2018

Notes d'été


TÉLESCOPAGE
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Il y a quelques jours la Commission Européenne a infligé une amende record de 4,3 milliards d’euros à Google. Cette amende vise à réprimer l’obligation pour les fabricants - notamment les constructeurs de smartphones -utilisant Android à pré-installer les différentes applications de Google (Gmail, Maps, Chrome..) sur leurs terminaux, créant de facto une distorsion de concurrence.
Cette condamnation – évidemment Google a décidé de faire appel retardant encore son application effective– intervient après plusieurs années de procédure et doit beaucoup à la pugnacité de la commissaire en charge du dossier, Margrethe Vestage.
Hélas le "mal "est déjà fait car en usant de ces pratiques Google a acquis une position monopolistique sur le marché des systèmes d’exploitation – à l’exception des produits Apple – et une position dominante sur de nombreux services. La sanction est beaucoup trop tardive.
Par ailleurs alors que le montant de l’amende paraît très élevé l’annonce des résultats de Google pour son dernier trimestre relative très fortement sa portée. Sur le seul deuxième trimestre 2018 la société américaine a annoncé un résultat net de 8,1 milliards de dollars soit 6,9 milliards d’euros. Pour le dire autrement l’amende représente moins de 60 jours de bénéfice…donc vraiment pas grand chose pour Google.
Trop tard, pas assez fort, le droit européen paraît bien démuni !

INSTITUTIONS
 image: Abaca
Alexandre Benalla lors de la manifestation du 1er mai à Paris.

On ne reviendra pas sur les multiples facettes de l’affaire Benalla (qui est tout autant une affaire Macron).  On se contentera de rappeler les faits établis :
-       un employé de la Présidence de la République a commis plusieurs infractions, outrepassant ses fonctions,
-       il bénéficiait de la bienveillance, voire de la complicité, de certains membres des « forces de l’ordre », en raison de sa proximité avec le Président de la République,
-       une sanction légère lui a été appliquée, et si l’affaire n’était pas sortie dans la presse, tout aurait continué comme avant,
-       le pouvoir a tout fait pour minimiser l’affaire à coup d’omissions, de demies-vérités, ou de vraies mensonges,
-       Emmanuel Macron revendique la responsabilité de l’affaire.

Or justement cette affaire met en lumière l’irresponsabilité du chef de l’Etat ; dans ce jeu de dupes qu’est devenu la Vème république le Premier Ministre est un exécutant et ce n’est pas lui qui dirige le pays. Tout se passe à l’Elysée mais l’Elysée est comme hors sol et hors d’atteinte. Plus que jamais on voit bien la nécessité de refonder nos institutions et de sortir de cette démocratie croupionne que nous voyons prospérer sous nos yeux. 

COUPE DU MONDE

La victoire paraît déjà loin. Elle aura été un beau moment de partage, de joie et d’émotion. C’est déjà ça.
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mardi 1 mai 2018

Le 1er mais

Comme chaque année la « Fête du Travail » est marquée par des défilés syndicaux, et comme chaque année le constat est implacable : les syndicats défilent chacun de leur côté,  avec des mots d’ordre disparates, en affichant leur faiblesses, comme le titre d’ailleurs « Le Monde » ce matin: « 1er Mai : démonstration de faiblesse syndicale ».
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Or, si aujourd’hui le 1er mai est pour beaucoup de nos concitoyens surtout synonyme de jour férié (instauré en 1919), il avait à l’origine pour objectif de célébrer les combats et les victoires des « travailleurs ». Il était une journée qui permettait à tous de se remémorer le « chemin accompli » dans une optique de « progrès social ». Ici il faut bien reconnaître qu’il n’y a pas de victoire récente à célébrer, les dernières avancées sociales auxquelles on pourrait penser datant du premier mandat de François Mitterrand (la retraite à 60 ans en 1982 depuis très largement remise en cause, la cinquième semaine de congés payés et les 39 heures toujours en 1982). Certains pourraient aussi invoquer l’instauration des 35 heures au début des années 2000 sous le gouvernement Jospin, mais l’application de cette mesure a été loin d’être uniforme et ses effets diversement perçus, notamment dans certains secteurs comme l’hôpital.
 
Concrètement depuis plus de 30 ans en matière de droits des salariés et d’avancées sociales le bilan est plus que maigre, et c’est plutôt à un lent détricotage des acquis qu’on a assisté ; on sait bien que ce mouvement d’affaiblissement de la protection sociale est lié à la grande offensive idéologique et politique, qu’on pourra qualifier de « néolibérale » pour simplifier, menée aux Etats-Unis et en Europe occidentale. SI cette vague néolibérale a été couronnée de succès c’est aussi parce que les formes traditionnelles d’opposition au moins-disant social se sont révélées inopérantes, infructueuses. Dans ce contexte les syndicats n’ont pas ou peu joué leur rôle de défense des salariés.

On peut penser par exemple que la/le (droit de) grève, droit qui a une valeur constitutionnelle dans notre République, est devenue un moyen d’action de moins en moins adapté (d’ailleurs le nombre de jours de grève en France baisse de façon structurelle depuis 30 ans).  Les dernières grèves qui ont « réussi » sont celles de 1995 à l’époque du gouvernement Juppé, et la grève SNCF qui a lieu actuellement ne semble pas en mesure d’infléchir la politique d’Emmanuel Macron sur le ferroviaire.
Pratiquement Il est de plus en plus difficile de faire grève et cela est très pénalisant pour les salariés (non paiement des salaires principalement, surtout dans le secteur privé). En conséquence on continue à voir des grèves dans le public et de moins en moins dans le privé, mais elles sont alors le plus souvent perçues négativement, car elles pénalisent  les usagers d’une part, et apparaissent comme l’instrument de défense de privilégiés d’autre part.
De la même façon le rôle des salariés au sein des instances de décision dans les entreprises reste marginal et il y a eu très peu d’évolutions en la matière au cours des dernières années malgré les beaux discours sur la « gouvernance éthique » ou la Responsabilité Sociale des Entreprises (on regardera avec attention ce que donnera la réflexion en cours sur l’objet social des entreprises). On peut même affirmer que la gouvernance des entreprises, surtout pour les plus grandes, au cours des dernières décennies a été encore plus déformée en faveur des actionnaires, au détriment des autres parties prenantes (salariés, clients, tiers).

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En France la situation syndicale est particulièrement mauvaise : les syndicats y sont faibles avec un taux de syndicalisation très bas, leur financement est opaque notamment en liaison avec la gestion de la formation professionnelle, et leur stratégie est avant tout défensive, particulièrement dans certains secteurs spécifiques – on pense par exemple à la SNCF. An final les syndicats français apparaissent au mieux comme décalés et au pire comme dépassés. Dans tous les cas ils sont peu représentatifs et ils sont inefficaces.
Or cette question de l’efficacité nous paraît fondamentale, d’autant plus un jour de Fête du Travail; quelles sont les formes d’action qui, en 2018, peuvent être pertinentes pour défendre les salariés et conquérir de nouveaux droits ? Quels sont les moyens d’établir un rapport de force et les conditions d’une négociation favorable aux « travailleurs » ? En un mot comment inventer de nouveaux modes et/ou de revendication de conflit qui soient légitimes, performants et réalistes ?

Il faut aborder cette question de front, ce qui a l’évidence passera par une remise en cause profonde des syndicats actuels et de leur représentativité ; on esquissera ici quelques pistes, mais pour certaines d’entre elles il faudra une impulsion politique :
·       Remise en cause des mécanismes de représentativité des syndicats, permettant l’émergence de nouvelles organisations et supprimant le monopole de fait exercé par les centrales actuelles
·       Refonte complète du financement syndical, permettant une transparence totale des fonds collectés. Le financement public doit être garanti et pérenne. Comme pour les parlementaires des mécanises de limitation des mandats dans le temps doivent être prévus.
·       Extension et approfondissement du rôle des représentants des salariés (y compris pour les entreprises de moins de 5000 salariés) au sein des organismes de gouvernance, comme les conseils d’administration. Les voix des représentants des salariés doivent représenter au minimum 20% des voix du CA et disposer d'un veto et/ou d'un droit d'alerte pour certaines décisions.
·       Mise en œuvre de nouveaux mode d’actions sur le terrain : par exemple en privilégiant les grèves du zèle qui peuvent parfois simplement signifier assurer un vrai service au client !, ou en fournissant des prestations gratuitement. Dans tous les cas il apparaît urgent d’imaginer des modalités de revendication qui associent les clients ou les usagers, et qui les pénalisent le moins possible. Dans un environnement où la bataille de l’opinion est cruciale cela est un élément clé pour la réussite des actions  qui sont menées.

Ces réflexions peuvent bien évidemment être discutées, critiquées, améliorées, mais si nous souhaitons que le 1er mai permette à nouveau de célébrer des conquêtes sociales, nous ne pourrons pas faire l’économie d’un débat sur ce sujet.

MàJ à 20h, le 1 er mai: les violences - évidemment condamnables - constatées dans le cortège de Paris vont en outre focaliser l'attention sur ce seul sujet occultant tout débat sur les aspects sociaux des manifestations du 1er mai.

Chem Assayag

lundi 2 avril 2018

Emmanuel Macron : le thatchérisme à la française ?

Mars 1984/mars 1985 : la grève des mineurs britanniques donne lieu à un conflit social long et dur, qui se termine par leur défaite. Il marque le début d’un affaiblissement majeur du syndicalisme en Grande Bretagne. En revanche pour Margaret Thatcher, Premier Ministre, il s’agit d’une victoire symbolique importante, qui va asseoir son crédit politique et faciliter la mise en place de sa politique conservatrice et libérale.

France, avril 2018 : le personnel de la SNCF, et notamment le personnel roulant, entame une grève de grande ampleur, qui est prévue pour durer trois mois. 


A priori ces deux évènements sont à la fois éloignés dans le temps et géographiquement, et leur rapprochement peut paraître étrange. Je crois au contraire que cela fait sens de les relier.
Le conflit de la SNCF est le premier conflit social majeur qu’Emmanuel Macron et son gouvernement doivent affronter. Or tout est fait à la fois pour l’instrumentaliser, le dramatiser et le décrédibiliser.
L’instrumentalisation passe d’abord par la volonté d’aller vite et de légiférer par ordonnance, ce qui implique un dialogue social réduit ; le risque, évident, de braquer les syndicats et les personnels, est alors assumé, voire revendiqué. Il s’agit d’affirmer la volonté de « réforme » et une posture d’autorité, face à des cheminots décrits comme irresponsables. Elisabeth Borne, la Ministre des Transports peut ainsi affirmer « Je le dis clairement, personne ne peut comprendre que les syndicats de cheminots engagent une grève longue et pénalisante alors que le gouvernement est dans le dialogue."
La dramatisation consiste à insister sur l’ampleur attendue de la grève et ses effets : Guillaume Pépy, le patron de la SNCF y va d’ailleurs de sa prédiction « la grève sera très pénalisante pour [les] clients". Les français doivent savoir qu’ils vont être très impactés et ce malgré la « visibilité » sur le calendrier de la grève.
Enfin il s’agit de faire passer les grévistes pour des nantis, arc-boutés sur leurs avantages et totalement inconscients des dangers qui guettent l’entreprise (on notera en passant que, de façon étrange, ni la direction ni la tutelle de l’entreprise, ne sont eux responsables de la situation actuelle) ; pour le Premier Ministre « Il est temps d'oser mener la réforme que tous les Français savent nécessaire".

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Il faut rendre la grève impopulaire, pour la rendre intenable à terme, et partant de là faire le pari de son échec. En effet l’échec de ce mouvement est fondamental pour le gouvernement, car ce qui se jour ici ce n’est pas seulement l’évolution du statut des cheminots, ou l’ouverture du trafic ferroviaire à la concurrence. Derrière cette bataille du rail, c’est bien la capacité du gouvernement à briser toute résistance à sa politique qui est en jeu. Si une grève dure à la SNCF échoue – alors que la SNCF reste un des bastions forts du syndicalisme dans notre pays et que la capacité de nuisance des cheminots est  élevée - cela voudra dire qu’il sera très difficile de s’opposer à d’autres réformes. Cela serait un signal très fort adressé à ceux qui seraient tentés de mener des actions similaires dans d’autres secteurs. Le message serait alors « S’ils n’ont pas réussi à nous faire plier à la SNCF vous n’avez aucune chance d’y arriver ». Le gouvernement remporterait alors une triple victoire : il pourrait mener sa réforme ferroviaire, il découragerait toute velléité d’action syndicale et enfin il affirmerait sa posture de gouvernement « réformateur », qui ne recule pas.
A l’inverse, une grève qui réussirait, le gouvernement devant retarder ou revoir sa réforme, atteindrait à la fois la crédibilité du gouvernement – notamment quant à sa méthode – et donnerait surement des idées dans d’autres secteurs. Elle changerait la donne du rapport de force social.

Pour le gouvernement ce conflit à la SNCF revêt donc la même importance que le conflit des mineurs il y a plus de trente ans pour M Thatcher.
Mais au delà de cette analogie entre les grèves, il est intéressant de pousser plus loin la comparaison entre Margaret Thatcher et Emmanuel Macron ; concrètement le Président de la République mène une politique économique que ne renierait pas la Dame de fer : dérèglementation, privatisations, baisse d’impôts pour les plus aisés, volonté d’affaiblir la sphère d’influence de l’Etat, proximité avec le monde des affaires, ou encore, dans une similitude troublante, volonté de faire à tout prix de Paris une grande place financière à l’instar de ce qui avait été fait avec Londres !
E Macron qui avait intitulé son live « Révolution » semble vouloir mener en France la révolution libérale et conservatrice qui avait été mise en oeuvre en GB dans les années 80. Cette révolution n’a rien de neuf, elle a les accents du passé et d’une vision datée de l’économie.  Certains trouveront la comparaison forcée et biaisée, aussi je les invite à lire cette phrase dans la notice Wikipedia consacrée à Margaret Thatcher qui a des échos tout à fait troublants avec notre actualité : « Margaret Thatcher orchestre une réduction importante du rôle de l'État, accompagnée du renforcement de son autorité sur les domaines qu'il conserve, au détriment des corps intermédiaires. Elle lance ses réformes les plus importantes aux débuts de ses mandats, lorsque sa légitimité démocratique est incontestable. »

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De nombreux commentateurs continuent à se demander quelle est l’inspiration d’Emmanuel Macron, on leur conseillera de regarder du côté de la Dame de fer, car si le style et le parcours sont bien différents, les similitudes dans la politique sont étonnantes.

Chem Assayag

PS Comme nous tous je vais être ennuyé (pour rester poli) par cette grève. Mais je pense que ce qui se joue va bien au delà de la SNCF et mérite donc plus qu’une réaction épidermique, sachant par ailleurs que la réforme envisagée est néfaste sur de très nombreux aspects.

BREXIT

Sur une idée de Tim Mitchell Copyright - Chem Assayag